Un puits, pas de bassin : l'irrigation
directe au fil du soleil au Sénégal
À Pout, dans la région de Thiès, une communauté de cultivateurs veut passer son maraîchage au solaire. L'un d'eux ouvre son champ de 5 hectares comme parcelle pilote : un puits de 30 m, pas de réservoir ni de bassin, et une demande claire, une alimentation directe de 30 m³ par jour. Voici comment ce dimensionnement se construit dans LE LAB, captures et chiffres réels à l'appui.
Le besoin, tel que le client l'exprime
Le premier client d'une aventure collective : si la parcelle pilote convainc, les autres cultivateurs suivront. Le cahier des charges tient en trois lignes : pomper depuis le puits de 30 m, arroser en direct sans passer par un bassin, et viser 30 m³ par jour. Pas d'appoint, pas de stockage : le champ boit au rythme du soleil.
Le chiffre à regarder en face : 30 m³ par jour n'irriguent pas 5 hectares de maraîchage en saison sèche. Ils en irriguent bien une fraction, et c'est précisément l'esprit d'une parcelle pilote : prouver le principe sur le premier bloc, puis étendre le champ solaire quand la communauté embarque.
Les données d'entrée dans LE LAB
Quelques minutes de saisie. La ville de référence d'ensoleillement est Dakar, à une cinquantaine de kilomètres de Pout. La pompe est calée vers 25 m dans le puits de 30 m, le refoulement vers le réseau d'arrosage est faible et la conduite de tête de champ est prise à 100 m. La hauteur totale est calculée automatiquement : 33 m. Et à la question réserve d'eau, la réponse du client est respectée : aucune.

Le récapitulatif avant calcul : neuf réponses suffisent, la hauteur manométrique totale est calculée pour vous.
Ce que LE LAB propose
Une GRUNDFOS SQF 5A-7, alimentée par 3 panneaux de 450 Wc, soit 1 350 Wc en une seule chaîne. Production moyenne : 34,8 m³ par jour, de 29,5 en août à 40,2 au cœur de la saison sèche. LE LAB est multi-marques : l'étude parcourt le catalogue et retient la pompe dont les courbes collent au point de fonctionnement du projet, ici une SQFlex, la gamme solaire de Grundfos.

La solution en un coup d'œil : pompe, champ solaire et production moyenne.
La production, mois par mois : une barre rouge qui tombe bien
La production mensuelle se lit face au besoin, sur seize années d'ensoleillement réel de la région. Onze mois passent au-dessus de la ligne des 30 m³. Le seul qui manque la cible est août : 29,5 m³ par jour, à 2 % près. Et la courbe de pluviométrie raconte pourquoi ce creux ne fait pas mal : août est le cœur de l'hivernage, 191 mm de pluie, le mois où le ciel arrose à la place de la pompe. Le maraîchage de Pout, lui, bat son plein en saison sèche, quand la production navigue entre 34 et 40 m³.

Le mois critique est affiché en rouge, pas caché : août, 29,5 m³/j pour 30 demandés, sous 191 mm de pluie. La ligne bleue est la pluviométrie mensuelle.
La journée type : arroser au rythme du soleil
Sans bassin, le rendement quotidien devient l'outil de travail du cultivateur : c'est lui qui dit quand l'eau coule. La journée type montre un plateau de 10 h à 15 h autour de 4 m³/h, avec un pic à 4,5 m³/h : les tours d'arrosage se calent sur cette fenêtre, le goutte-à-goutte fait le reste. En juillet, mois d'entrée dans l'hivernage, la journée produit 30,2 m³ : le besoin est couvert avec 1 % de marge, au plus juste.

La journée type de juillet, heure par heure : le plateau de milieu de journée est la fenêtre d'irrigation.
Sans réservoir : la couverture, chiffrée
Le choix de l'alimentation directe est respecté, et son prix est affiché. Sans réserve d'eau, l'installation couvre le besoin en totalité 305 jours sur 365. Les 60 autres jours, la pompe livre tout de même 78 % du besoin en moyenne, et un seul jour par an tombe sous les 20 %. Le graphe dit où ces jours se concentrent : juillet, août, septembre, l'hivernage, précisément quand la pluie prend le relais.

Le repère est donné aussi : 25 % de panneaux supplémentaires porteraient la couverture à environ 340 jours sur 365. Et si un bassin entre un jour dans le projet, LE LAB le simule à la demande.
Les courbes constructeur, au point de fonctionnement réel
Les courbes Q/H de la pompe, tracées depuis les données officielles GRUNDFOS, avec la hauteur du projet mise en évidence : 5,5 m³/h à pleine puissance sur la courbe des 33 m. La pompe accepte jusqu'à 9 m³/h et 50 m de hauteur : le système travaille dans le cœur de sa plage, gage de longévité.

Débit selon la puissance disponible, par hauteur manométrique. La courbe jaune est celle du projet, à 33 m.
L'outil cadre, le métier tranche
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