Quatre panneaux pour 470 bêtes :
l'abreuvement solaire en estive
Dans les Pyrénées béarnaises, un groupement pastoral monte chaque été 470 bêtes sur son estive. La source captée coule en fond de vallon ; les abreuvoirs sont 45 mètres plus haut, sur le replat où pâture le troupeau. Ni ligne électrique, ni piste : tout ce qui monte doit être léger. Voici comment cet abreuvement du bétail se dimensionne dans LE LAB, l'application de dimensionnement de pompage solaire, du cheptel jusqu'aux courbes de la pompe, captures et chiffres réels à l'appui.
Le besoin, tel que le berger le vit
Chaque été, le troupeau du groupement quitte les granges pour l'herbe d'altitude. L'eau ne manque pas à la source, en contrebas ; elle manque là où pâturent les bêtes. Les étés secs, la corvée d'eau devient quotidienne : descendre, remplir, remonter. L'objectif tient en une phrase : que la source remplisse d'elle-même, au fil du soleil, la tonne à eau et les bacs du replat.
Un groupe électrogène demanderait de monter du carburant tout l'été. Le pompage au fil du soleil, sans batteries, est taillé pour ces situations : quelques panneaux, une pompe de 3,5 pouces, et plus personne à envoyer là-haut avec des bidons.
Le besoin calculé depuis le cheptel
Pas de volume à deviner : LE LAB demande le troupeau, pas des mètres cubes. 60 bovins, 10 chevaux, 400 petits ruminants, sur les bases FAO par animal et par jour, et l'application calcule : 4,7 m³ par jour. La saisonnalité se déclare au même endroit : le pompage sert de juin à septembre, l'étude entière se cale sur la saison d'estive.

L'étape cheptel : on saisit des têtes, l'application calcule les mètres cubes, et la saison se déclare d'un clic.
Les données du terrain
La ville de référence d'ensoleillement est Pau, au pied des vallées béarnaises. La pompe s'immerge à 3 m dans le bassin du captage ; 45 m de refoulement vers les bacs, 300 m de tuyau le long de la pente : la hauteur totale est calculée automatiquement, 51 m. Pas d'appoint possible là-haut, et la tonne de 10 m³ est déclarée en réserve existante.

Le récapitulatif avant calcul : neuf réponses suffisent, la hauteur manométrique totale est calculée pour vous.
Ce que LE LAB propose : le plus petit système de la série
Une LORENTZ PS2-150 AHR-04S, pompe de 3,5 pouces à rotor hélicoïdal, alimentée par quatre panneaux de 95 W en deux chaînes de deux, soit 380 Wc en 24 V. L'ensemble complet, pompe, contrôleur et panneaux, se porte à dos d'homme. Production sur la saison : 5,1 à 5,4 m³ par jour pour 4,7 demandés. À l'autre bout de notre série d'études de cas, l'adduction hybride du Tchad aligne 11 700 Wc, trente fois plus : la même application dimensionne les deux.

La solution en un coup d'œil : pompe, champ solaire et production moyenne.
La production, calée sur la saison d'estive
Sur seize années d'ensoleillement réel du piémont pyrénéen, les quatre mois d'estive passent au-dessus de la ligne du besoin : 5,3 m³ par jour en juin et juillet, 5,4 en août, 5,1 en septembre, le mois critique affiché. Les mois d'hiver s'affichent en rouge et c'est très bien ainsi : le troupeau est redescendu, l'étude est dimensionnée pour la période déclarée, pas pour un janvier sans bêtes.

Dimensionné pour la période de pompage : le mois de référence est septembre, le plus juste de la saison, pas un mois d'hiver hors sujet.

La journée type de juillet : un plateau à 0,6 m³/h de 9 h à 15 h, 5,0 m³ montés vers les bacs. Pendant que le troupeau pâture, la tonne se remplit.
La tonne de 10 m³ au banc d'essai
LE LAB simule la réserve d'eau jour par jour, sur les seize saisons d'estive des seize années de météo réelle. Avec la tonne de 10 m³, 118 des 122 jours de la saison sont entièrement couverts. Les 4 jours incomplets d'une saison moyenne livrent tout de même 71 % du besoin, et le manque se résume à 6 m³ sur 573, soit 1 %. L'épisode le plus défavorable dit le vrai risque de la montagne : quinze jours de faible soleil du 6 au 20 juin 2010, un début d'estive maussade comme le Béarn sait en faire.

Les repères chiffrent la suite : 14 m³ ramèneraient les jours incomplets à un par saison au plus, 22 m³ couvriraient chaque jour des seize années. Un bac de plus suffit, si le groupement vise le zéro corvée.
Les courbes constructeur, au point de fonctionnement réel
Les courbes Q/H de la pompe, tracées depuis les données officielles LORENTZ, hauteur du projet en évidence : 0,6 m³/h à 51 m, au maximum de la pompe, et LE LAB l'écrit. La AHR-04S accepte jusqu'à 0,8 m³/h et 60 m : le petit rotor travaille à plein, c'est le champ de 380 Wc qui a été taillé au plus juste.

Débit selon la puissance disponible, par hauteur manométrique. La courbe jaune est celle du projet, à 51 m.
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